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Ciné-club ambulant, voyage en cinéphilie - Page 50

  • Under the skin, entre Lynch et la mutante

    Un film qui s’appelle Under the skin (Sous la peau) devait forcément toucher aux sens du spectateur. C’est en effet ce qu’a réalisé Jonathan Glazer : un film d’atmosphère, de sensations,  de paysages où tout passe par l’œil pour irriguer les nerfs du spectateur et pour lui procurer des visions.

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  • Ma vidéothèque idéale: Fat city, ode aux perdants

    S’il fallait citer un hommage cinématographique aux perdants, ce serait Fat city (1972) de John Huston. Encore un film de cette époque qui parle de petits, de paumés et qui le fait très bien. Un film d’autant plus touchant à voir que c’est un film de boxe. Le film de boxe, c’est souvent l’histoire d’une ascension, from rags to riches, comme disent les américains. Tel Rocky Balboa ou Miky Ward (the fighter), ils n’ont rien ou plutôt ils ont tout contre eux : le sort qui s’acharne, la pauvreté, les mauvaises fréquentations etc. Mais à la fin il y a l’ultime combat, le triomphe, débouchant sur le rêve américain : amour, richesse, gloire. De fait, les films de boxe racontent toujours des victoires sur la fatalité.

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  • Wes Anderson : petit cinéma de marionnettes

    L’autre soir, j’ai regardé Moonrise kingdom de Wes Anderson, quelques semaines après avoir vu The Grand Budapest Hotel.

    J’ai toujours le même sentiment après chaque film de ce réalisateur. L’esthétique est irréprochable. Photo, musique, décor, costumes, tout cela mérite des louanges. Mais je ressors ennuyé, agacé par tous ces beaux moyens qui n’arrivent pas ou peu à m’émouvoir.

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  • Ma vidéothèque idéale: Les choses de la vie de Claude Sautet

    J’ai vu Les choses de la vie (1970) de Claude Sautet une première fois au détour d’une fin de soirée, sur France 2. Il a suffi de 5 minutes pour que je sois intrigué et que je décide de le regarder jusqu’au bout. C’est un très beau film des années 70, construit en flash-backs à partir d’un accident de voiture. L’un des premiers plans est celui d’un pneu, détaché d’une voiture accidentée. Séquence suivante : un couple est alité. La femme, Hélène, est nue et découverte. C’est Romy Schneider, au faîte de sa beauté, amoureusement allongée à côté de Michel Piccoli. Ils ont fait l’amour. Le film alterne entre deux reconstitutions de la vie de Pierre Bérard: celle de son accident de voiture, brutale, découpée au ralenti, celle de son existence passée, flottant entre incertitudes et moments heureux.

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  • Ma vidéothèque idéale: Cinq pièces faciles (Bob Rafelson)

    Cinq pièces faciles (Five easy pieces) de Bob Rafelson fait partie des films qui m’ont donné envie d’ouvrir ce blog. Il tient sa place dans un modeste panthéon de films américains qui m’ont passionné et que je revois avec plaisir de temps en temps. Ils s’appellent Bienvenue Mr Chance (Ashby), Fat city (Huston), Conversation secrète (Coppola), L’épouvantail (Shatzberg), Papermoon, La dernière séance (Bogdanovich), Le lauréat (Nichols) etc. Chacun m’est précieux, intime, jubilatoire et j’en évoquerai quelques-uns dans une série d’articles appelés « ma vidéothèque idéale » que je commence aujourd’hui. Cinq pièces faciles date de 1970, dernière époque avant les années 80 où le cinéma américain grand public est humain. Loin des transformers, des pirates des caraïbes, des super héros, il s’adresse à des adultes comme à des adultes, ne rechignant pas à se placer sur un plan politique, social ou métaphysique ; il reste néanmoins américain au sens où il demeure divertissant et classique dans ses schémas narratifs. Son originalité est de convoquer des héros ambigus, indécis, indéterminés, perdus, angoissés. Il se raconte à travers des ouvriers, des paumés, des fous, des petits, des oubliés, des pauvres filles. Il est touchant et grave.

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  • Le loup de Wall Street: let's party!!!

    Oubliez Taxi Driver. Oubliez Raging bull. Oubliez Casino. Le loup de Wall Street n’est pas de ce bois-là et pourtant il n’est pas mauvais du tout. Il est même très bon malgré une demi-heure de trop sur trois heures de temps. Le film fonctionne comme un mix de comédie déjantée et de teen-movie et ça n’a rien d’ironique sous ma plume.

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