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Ciné-club ambulant, voyage en cinéphilie

  • Ciné-club : Scènes de la vie conjugale (Ingmar Bergman)

    Ingmar Bergman est à l’honneur de la Cinémathèque Française jusqu’au 11 novembre 2018. J’ai dit tout le bien que je pensais de Monika dont je ne me suis toujours pas remis mais disons-le, le cinéma du maître suédois reste une découverte pour moi. N’en connaissant que quelques œuvres, je l’appréhende avec des yeux assez novices. Avis personnel : le cinéphile de 20 ans que je ne suis plus depuis longtemps n’avait pas la maturité pour apprécier le genre du drame intime dans lequel Bergman a excellé. Prenons Scènes de la vie conjugale : ce sont six épisodes TV tournés en 1973 pour la télévision suédoise, au format carré, saisissant la désagrégation progressive d’un couple de la bourgeoisie suédoise. La série se compose principalement de scènes d’intérieur, dans des décors austères laissés au dialogue de Johan (Erland Josephson) et Marianne (Liv Ullman), dont on ne sait plus s’ils s’aiment ou se détestent.

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  • Mademoiselle de Joncquières (Emmanuel Mouret)

    La filmographie d’Emmanuel Mouret ne m’a pas marqué jusqu’à présent. Avant Caprice (2015) qui n’a laissé aucun souvenir, j’en ai vu plusieurs mais lesquels ? Cela tenait peut-être au fait que l’acteur Mouret, jouant dans beaucoup de ses films, ne m’a jamais captivé. Mademoiselle de Joncquières arrive donc ici comme une heureuse surprise. Cette histoire de la vengeance d’une marquise, inspirée d’un épisode de Jacques le Fataliste de Denis Diderot, est un délice de cinéma classique.

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  • Les frères Sisters (Jacques Audiard)

    « Je n’ai pas un amour profond du western… ». Je retiens à desseins cet extrait d’interview de Jacques Audiard sur France 24 à propos de son dernier film parce que là, franchement, ça se voit ! Quand on apprend en plus que c’est une commande, initiée par John C. Reilly qui l’a demandé personnellement au réalisateur de Dheepan, on n’est plus très étonné du résultat pour le moins mitigé. La presse française est aux anges, limite délirante comme si Audiard avait réalisé Impitoyable (western qui a relancé Eastwood). Il faut dire que c’est la super tête de gondole de notre cinéma national, capable d’associer l’intimisme qui nous est cher avec le romanesque du cinéma de genre. Un prophète en a été l’exemple le plus réussi alors que De rouille et d’os, souvent grotesque, en est la caricature.

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  • Shéhérazade (Jean-Bernard Marlin)

    La tradition naturaliste héritée de Zola a marqué le cinéma français depuis Renoir (Toni, La bête humaine bien sûr). Un courant minoritaire mais bien vivant nous emmène dans les milieux les plus pauvres de la société française. On parle surtout de précaires (Je ne suis pas un salaud de Finkiel ou Une vie meilleure de Cédric Kahn), parfois d’ouvriers (En guerre de Stéphane Brizé), plus rarement d’individus marginalisés que la société peine à sauver (La tête haute d’Emmanuelle Bercot). Shéhérazade a pour héros un jeune voyou et une prostituée, catégorie de personnage sans réelle famille, vivant dans la rue ou les foyers pour jeunes délinquants.

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