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Ciné-club ambulant, voyage en cinéphilie

  • Le musée des merveilles (Todd Haynes)

    Quand a commencé le nouveau film de Todd Haynes, j’ai eu le sentiment d’aborder une œuvre bien compliquée. Cela sentait la construction excessivement sophistiquée, cette histoire en parallèle de deux enfants sourds, à 50 ans de distance. En 1927, Rose (Millicent Simmonds), quitte la demeure de son père divorcé pour retrouver à New York sa mère, actrice star du cinéma muet (Julianne Moore) puis son frère chez qui elle s’installe. En 1977, Ben (Oakes Fegley), suite au décès de sa mère (Michelle Williams), part à New York aussi, à la recherche d’un père qu’il n’a jamais connu et dont on lui a toujours caché l’identité. Alors que Rose est sans doute sourde de naissance, le garçon a perdu l’ouïe par la foudre ayant frappé sa maison. Contrairement à la jeune fille, il peut donc parler mais ne s’entend pas. A un contenu qui se prête à du gros mélodrame qui tache se marie une construction dramatique jouant de correspondances entre deux temporalités. On a vu plus simple !

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  • Thelma (Joachim Trier)

    Oslo, 31 août (2011) et son personnage suicidaire inspiré du Feu follet de Drieu La Rochelle m’avait secoué, comme beaucoup. Les critiques très mitigées m’ont détourné du film suivant, Back home, à tort peut-être. A propos du norvégien Joachim Trier reviennent souvent les mêmes reproches. Ses scénarios sont sur-écrits et sa mise en scène penche vers une sophistication trop voyante. Ce sont des critiques qui peuvent être faites à Thelma. Néanmoins, à l’image de cette vaste couche de glace qui éblouit le premier plan du film, on saura gré au réalisateur d’aller regarder les choses inquiétantes qui se cachent derrière une surface lisse et brillante. Trier est citoyen d’un pays parmi les plus prospères et confortables du monde, la Norvège et il parvient très bien à montrer le malaise derrière la normalité apparente.

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  • Ciné-club : Un été avec Monika (Bergman)

    Je découvre Un été avec Monika (Sommaren med Monika) d’Ingmar Bergman maintenant, alors que je n’ai jamais été un familier du cinéma du maître suédois. J’ai vu il y a longtemps mais sans passion Le Septième sceau, Les Fraises sauvages mais pas plus, honte sur moi ! Or passer un été avec Monika a été un véritable délice, je l’avoue. Le film est empli de la sensualité et de la jeunesse de son personnage principal Monika (Harriet Andersson). Cette jeune femme, travaillant pour un épicier rencontre Harry (Lars Ekborg), du même âge et de la même condition modeste que lui. Vibrant du même désir et de l’envie de fuir cette société morne et contraignante des adultes, ils prennent tous deux le bateau pour un rivage sauvage, le temps d’un été. L’échappée amoureuse est le versant lumineux du film qui connaîtra ensuite un dénouement plus sombre, plus cruel. Après le temps des sens et de l’insouciance, celui de la désillusion entre deux êtres qui ne partageront plus les mêmes aspirations. Monika est une jeune femme sensuelle, dominée par ses rêves et ses désirs (elle entraîne Harry au cinéma), qui veut prolonger l’été le plus possible. Harry, moins fougueux que sa compagne, reprend un travail, des cours du soir et économise pour garantir au couple des jours meilleurs.

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