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Ciné-club ambulant, voyage en cinéphilie - Page 16

  • Cinéclub: Le Rebelle (King Vidor)

    Regarder Le Rebelle de King Vidor, film datant de 1949, c’est découvrir ce phénomène proprement américain qu’est Ayn Rand. De son nom Alissa Zinovievna Rosenbaum, cette immigrée née en Russie, arrivée en 1926 aux USA, ayant travaillé comme scénariste à Hollywood, est devenue l’écrivain le plus vendu et le plus culte aux Etats-Unis depuis la parution de son roman The Fountainhead (La source vive) en 1943, dont Le Rebelle est l’adaptation. Suivront Atlas shrugged (La grève), roman fleuve vendu à des millions d’exemplaires puis des essais comme La vertu de l’égoïsme, qui résume bien sa philosophie. Rand est une des inspiratrices du libertarisme américain, mouvement politique chérissant la liberté individuelle et prônant un état minimal, garant de la propriété privée. Les « vertus » de l’égoïsme et de la liberté parlent aujourd’hui à nombre de milliardaires comme Jeff Bezos, Richard Branson, les frères Koch ou Rupert Murdoch.

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  • Histoire d’un regard (Mariana Otero)

    La vie du photoreporter Gilles Caron, interrompue à seulement 30 ans, avait de quoi nourrir un passionnant biopic. On l’a vu récemment avec Sympathie pour le diable consacré à Paul Marchand : le reporter de guerre fait d’excellents personnages romanesques et ambigus. Ils sont toujours acteurs des conflits qu’ils couvrent, autant horrifiés par ce qu’ils voient que stimulés par l’adrénaline de l’action. Gilles Caron, photographe à l’agence Gamma, a connu en peu de temps la Guerre des Six jours, le Biafra, le Vietnam et la guerre civile en Irlande et au Tchad. Il a aussi couvert Mai 68 à Paris et de nombreux événements mondains et politiques qui constituaient le quotidien de son métier.

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  • Cinéclub : Reservoir dogs (Quentin Tarantino)

    Reservoir dogs (1992) est connu par le grand public comme le premier long métrage de Quentin Tarantino alors qu’il en avait déjà réalisé un en 1987 : My best friend’s birthday. Rien à dire sur ce dernier,  je ne l’ai jamais vu. Mal noté sur IMDB, il est considéré comme un film « for fan only », à tort ou à raison. Après Pulp fiction qui je trouve a très bien vieilli, j’avais très envie de Reservoir dogs. Les films « culte », j’aime bien laisser passer quelques années avant de les revoir. S’ils sont bons ils vous révèlent de nouvelles choses enfouies en eux.

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  • Cinéclub : The intruder (Roger Corman)

    Roger Corman est souvent cité quand il s’agit d’évoquer le renouveau du cinéma américain dans les années 50-60. Environ 50 films réalisés, 400 films produits. Son nom est synonyme de séries B fauchées, efficaces et inventives : on pense à Mitraillette Kelly, La chute de la maison Usher ou à La petite boutique des horreurs qui a révélé Jack Nicholson. De grands noms sont passés par « l’école Corman » : Bruce Dern, Peter Fonda, Denis Hopper, Francis Ford Coppola (Dementia 13), Martin Scorsese (Bertha Boxcar) ou Jonathan Demme. On peut dire qu’il a contribué à l’émergence des talents de ce qu’on a appelé « Nouvel Hollywood ».

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  • Ma vidéothèque idéale : Sunset Boulevard (Billy Wilder)

    Ce classique hollywoodien de Billy Wilder a 70 ans et il se porte comme un charme. C’est la troisième fois que je le vois en quelques années et je le trouve meilleur à chaque vision. C’est comme si ce récit sur le vieillissement et l’avilissement n’avait jamais subi les ravages du temps. Il en est pourtant question dans ce film tourné à Hollywood, mecque du cinéma et éternelle capitale de la jeunesse et du succès. Les premiers plans nous montrent un homme mort flottant dans une piscine. Joe Gillis (William Holden) est le narrateur de sa propre déchéance et Sunset Boulevard un flashback d’1H40 sur son destin tragique.

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  • Sympathie pour le diable (Guillaume de Fontenay)

    Avant le film du même-nom, Sympathie pour le diable est le titre de l’ouvrage autobiographique que le reporter Paul Marchand a consacré en 1997 à son expérience de la guerre en ex-Yougoslavie. Le journaliste a séjourné et travaillé à Sarajevo, pendant le siège de la ville par les forces serbes. Bien que Marchand ait été une voix fréquente sur France Inter, RFI, France Info etc. je découvre comme beaucoup l’existence de cet homme. Grâce à Niels Schneider, un acteur dont j’apprécie de plus en plus le travail, j’imagine certains traits de caractère, forcément présents dans le livre : l’intrépidité, l’indépendance d’esprit, le courage, l’esprit critique. La figure du reporter est en soi tellement romanesque qu’elle a nourri de multiples films, plus ou moins intéressants (Salvador d’Oliver Stone, L’année de tous les dangers de Peter Weir, La déchirure de Roland Joffé…). Parmi cette longue liste de films, Sympathie pour le diable est-il recommandable ?

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