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Ciné-club ambulant, voyage en cinéphilie - Page 2

  • Three billboards, les panneaux de la vengeance (McDonagh)

    Trois panneaux publicitaires pourrissent au bord d’une route perdue dans le fin fond du Missouri. Cela fait plus de vingt ans qu’ils n’ont pas été utilisés. Mildred Hayes (Frances McDormand), habitant tout près, décide de leur redonner une utilité. Sa fille a été violée et tuée quelques mois auparavant mais le coupable n’a pas été identifié et la police n’a aucune piste sérieuse. Sur ces panneaux, elle va dénoncer l’inaction des flics et provoquer des remous dans cette petite communauté de l’Amérique profonde. Plutôt que d’ouvrir la boîte de Pandore, elle fait revivre les trois panneaux publicitaires d’Ebbing, Missouri.

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  • Cinéclub : Les hommes préfèrent les blondes (Hawks)

    Les temps ont bien changé depuis 1953. Ce qui se dit des femmes dans la comédie d’Howard Hawks ne peut plus être reproduit aujourd’hui, tant mieux. Lorelei (Marilyn Monroe) et son amie Dorothy (Jane Russell) ont bourlingué depuis leur jeunesse pauvre à Little Rock. Elles nous le chantent dès la première scène, leurs corps sublimés par de somptueuses robes rouges. Des plumes sur la tête, elles sont de chatoyants oiseaux s’égayant dans un décor en technicolor. Oui elles ont profité de leur beauté pour s’en sortir, à l’affût d’hommes riches payant leurs caprices. Lorelei va enfin épouser un milliardaire, le crétinissime Gus Edmond Jr (Tommy Noonan). Partie en croisière vers la France, elle devra ne pas céder à sa faiblesse pour les diamants et leurs propriétaires, alors que le père de son futur époux la fait espionner par un détective (Elliott Reid) qui en pince pour Dorothy !

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  • Le grand jeu (Aaron Sorkin)

    Voilà un biopic réalisé par le scénariste de Steve Jobs et de The social network. Celui-ci nous raconte comment Molly Bloom (Jessica Chastain), ex-championne de ski, est devenue une organisatrice de pokers clandestins auxquels participaient célébrités, hommes d’affaires et malfrats. Son ascension, sa chute, sa rédemption. Avant d’entrer dans les détails du film, je me pose la question : qu’a fait Molly Bloom d’exceptionnel pour qu’on lui consacre 2H20 de film hollywoodien ? A-t-elle fondé un empire économique ? A-t-elle filouté des millions d’honnêtes citoyens ? Est-elle comme le Jordan Belfort du Loup de Wall Street le symbole d’un système corrompu ? Non, les enjeux de ce grand jeu ne semblent pas se situer dans la condamnation morale ou la critique d’un système. On parle ici d’un parcours personnel exceptionnel.

    Mark Zuckerberg a fondé Facebook suite à un échec amoureux. La destinée de Steve Jobs est liée à un traumatisme originel. Ici Molly Bloom, programmée pour être une championne, se réinvente en maîtresse de jeu suite à un accident qui a brisé sa carrière de skieuse. Comment un événement fondateur engendre la réussite fulgurante de personnes intellectuellement brillantes mais solitaires. Comment les capacités stratégiques, doublées d’un sens absolu du contrôle permettent à des outsiders de devenir des winners. Mais la win a un goût amer : Sorkin fait le portrait de gens à la destinée exceptionnelle mais malheureux, sans amis. Bon, d’accord le système scénaristique est connu / rodé mais est-ce que ce sont là des raisons suffisantes pour aller voir Le grand jeu ?

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