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Ciné-club ambulant, voyage en cinéphilie - Page 5

  • Petit paysan (Hubert Charuel)

    Si la France est une puissance agricole, est-elle encore une nation paysanne ? Le temps d’un salon de l’agriculture, les Français se plaisent à idéaliser la campagne, à emmener leurs enfants caresser veaux, chevreaux et porcelets. Ils rêvent de paysans attachés amoureusement à leurs bêtes et à leurs cultures, préservant les terroirs de notre beau pays. Or, ce que nous montre sur le monde agricole Petit Paysan d’Hubert Charuel est beaucoup plus triste et inquiétant que les gentilles images du JT de TF1 de Jean-Pierre Pernaud. Ce film n’est pas un documentaire même s’il en a la rigueur, c’est une fiction concise et impeccablement écrite sur le drame d’un jeune éleveur, Pierre (Swann Arlaud) dont une vache est atteinte par une maladie infectieuse, réminiscence ô combien tragique pour le monde agricole de la maladie de la vache folle.

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  • Game of thrones: mais pourquoi ça marche?

    Après 7 saisons de Game of Thrones voracement regardées sur deux années, je me suis demandé  pourquoi cette série m’avait autant passionné. 7 saisons passent vite et il y a un tel mille-feuille de personnages et d’intrigues qu’on en oublie beaucoup de choses. Regarder trois épisodes dans la même soirée, voire plus, n’est pas le meilleur moyen de retenir quelque chose. J’écris donc ce texte avec le risque d’oublier des éléments notables dans mon argumentation. Idéalement il aurait fallu revoir les saisons passées. Dans cette réflexion sur le contenu de cette série devenue culte, je vais donc exposer ce qui me plaît et en même temps ce qui me semble en faire le succès.

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  • 120 battements par minute (Campillo)

    Etant né un peu avant que l’épidémie de SIDA ne se fasse dramatiquement connaître et s’étende, j’ai connu Act Up par l’intermédiaire de leurs actions. C’était toujours présenté dans les médias de façon expéditive, sous l’angle choquant, agressif, frontal. C’était de l’activisme minoritaire et ça ne se voulait pas consensuel. Maintenant le sujet, à tort sans doute, n’effraie plus tellement mais le SIDA c’était des contaminations et des morts en courbe exponentielle, c’était une cause nationale et une menace angoissante pour beaucoup. Act Up, qui existe toujours, c’est donc une partie de l’Histoire, qu’on apprécie ou pas leurs méthodes. Le film de Robin Campillo part de ce collectif-là, nous fait voir son fonctionnement, ses actions et ses dissensions pour glisser progressivement vers une histoire plus intime, plus personnelle. Est-ce que le film mérite les éloges qu’il a reçus depuis Cannes ? Je le pense sans restriction.

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