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Ciné-club ambulant, voyage en cinéphilie - Page 5

  • Walter Hill : Southern comfort et… the driver

    Ça fait un mois que les sorties cinéma me laissent froid. Depuis le beau Félicité d’Alain Gomis, certains films portés haut par la critique ne sont-ils pas un poil surestimés ? Get out : un Scream amusant sur fond de question raciale, à la fin bâclée. The young lady : filmé avec rigueur, portrait d’une Bovary psychopathe, et après ? Ghost in the shell : belle enveloppe mais complètement insipide… La VOD est donc un bon moyen d’aller voir ailleurs, du côté de « seconds couteaux » du cinéma, habiles à vous transformer trois lignes de scénario en 1H40 de plaisir. Après Wake in fright de Ted Kotcheff, voici Southern comfort de Walter Hill (1981) – Titre français: Sans retour.

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  • Fuocoammare, par-delà Lampedusa (Gianfranco Rosi)

    Fuocoammare, documentaire sorti en 2016, frappe par sa beauté plastique mais aussi son austérité, qui peut passer pour de la pose d’auteur. Son réalisateur, Gianfranco Rosi, demande au spectateur un effort qui en fait tout l’intérêt. Sa démarche est l’antithèse du journalisme : refusant le travail de formatage de l’information et des images, il nous demande d’oublier le discours médiatique et d’exercer notre vue. Il essaie de nous guider vers l’essentiel. Ce travail-là, qui fait totalement confiance à l’art cinématographique, méritait l’Ours d’Or de Berlin obtenu en 2016.

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  • Panthéon intergalactique

    Un palmarès, un top, une liste. Rémi Oudghiri en parle dans son livre récent Ces adultes qui ne grandiront jamais (Editions Arkhê), que je vous conseille. Nous nous comportons parfois en grands enfants nostalgiques faisant revivre le passé à coups de listes, pour ne pas l’oublier. Ce palmarès de mes films préférés se confond en partie avec mon enfance. La dernière séance sur la 3, les Dossiers de l’écran, le film du dimanche soir, celui du mardi sur la 3, quand le cinéma avait plus de place à la télévision. Les années 80, ça n’était pas si mal pour découvrir des films. Le nombre de fois que j’ai vu ceux de Sergio Leone grâce à la TV, même des Truffaut ! On passait des films comme Rosemary’s baby sur la une… avant la privatisation. 100 films que je recommande pour se faire une culture cinéma mais il en manque tellement et pour certains il a fallu s’y reprendre avant d’apprécier. La première fois, Citizen Kane m’a paru complètement surestimé, Taxi driver excessivement glauque et A bout de souffle, je n’ai jamais vraiment aimé alors il y a des manques et puis il faudrait caser la moitié d’Hitchcock, de Fritz Lang et de Fellini dedans mais sacrifier des films qu’on aime beaucoup plus. Exercice impossible.

    Donc dans les 50 premiers, une majorité de films que je conseillerais à un apprenti cinéphile. Dans les 50 suivants davantage de place au plaisir : la Party, Bienvenue Mr Chance, les 7 mercenaires, Peau d’âne, Soleil vert… Pas de Star wars ? Bah non, j’aime bien et ça a toute sa place dans l’histoire mondiale du cinéma mais je peux vivre quinze ans sans avoir envie de revoir la saga.

    Une liste, pour revoir encore et encore tous ces films…

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