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timothée chalamet

  • Marty Supreme (Joshua Safdie)

    Les frères Safdie sont-ils attirés par les personnages qui ne parviennent pas à se fixer de limites? Il semble que oui. Avant Marty Supreme, on peut regarder sur Netflix Uncut gems, l’histoire d’un bijoutier new-yorkais addict aux paris, interprété par Adam Sandler. L’histoire est une succession frénétique de péripéties menant le personnage au désastre. Sur 2h30, on retrouve dans Marty Supreme cette même impression de course d’obstacle permanente, ce jeu du chat et de la souris qui ne s’épuise jamais, hormis dans les dernières minutes car il faut bien qu’il y ait une fin. Marty Mauser (Timothée Chalamet) ne souffre pas d’addiction ni d’une névrose autodestructrice qui le rapprocherait d’un personnage à la Scorsese. Il n’y a pas en lui de gouffre mortifère. Non, ce jeune homme juif élevé par sa mère désire être le meilleur en ping pong, sport peu reconnu aux Etats-Unis à l’époque. Doté d’un redoutable tempérament de vendeur, d’un culot et d’une confiance en soi inoxydable, il pourrait réussir dans les affaires mais il veut être le champion reconnu de son sport. Le film se regarde comme une compétition échevelée dans laquelle Marty enchaîne les épreuves personnelles comme autant de matchs à gagner. Il a un objectif en tête qui sera un fil conducteur de l’intrigue : pouvoir trouver l’argent pour participer aux mondiaux de tennis de table au Japon.

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  • Un parfait inconnu (James Mangold)

    Le caractère énigmatique de Bob Dylan est un sujet de fascination de longue date, il n’y a qu’à voir I am not there (2007), film cryptique et conceptuel de Todd Haynes, qui fait jouer par 6 acteurs et actrices des fragments et incarnations de sa vie. Un parfait inconnu réalisé par James Mangold est plus classique et linéaire mais on en sort en se demandant qui il est réellement. Le film n’a aucunement dissipé le mystère de cette personnalité joueuse et fuyante, et c’est une qualité par rapport aux biopics récents (Ray, Rocketman, Bohemian Rhapsody, Get on up, Elvis etc.).

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  • Un jour de pluie à New York (Woody Allen)

    Wonder wheel (2018), pourtant défendu dans ce blog, avait laissé à beaucoup une impression mitigée, voire hostile. Dans ce mélodrame clinquant et chargé, porté par l’excellente interprétation de Kate Winslet, la légèreté cédait le pas à l’aigreur et au pessimisme. Les schémas narratifs semblaient assez usés. Peut-être que les problèmes personnels du réalisateur, sa mise au ban d’Hollywood, causés par de très graves accusations d’agression sexuelle, avaient influé sur l’esprit du film. Un jour de pluie à New York est en comparaison une très bonne surprise. Woody Allen, en se relocalisant à Manhattan, au cœur de la société riche de New York, a retrouvé une vigueur et un registre virevoltant. Scarlett Johansson puis Emma Stone avait déjà régénéré son cinéma. L'utilisation plus affirmée d'acteurs jeunes a stimulé son énergie et sa créativité.

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