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Ciné-club ambulant, voyage en cinéphilie - Page 4

  • Ciné-club : Creepy (Kiyoshi Kurosawa)

    Quand on regarde Creepy de Kiyoshi Kurosawa (2016), on pense au Silence des agneaux ou à Seven revus récemment et on s’affole de l’audace du japonais au regard des modèles passés du Serial killer movie. On se souvient avec frisson de l’angoissant Shokuzai et même de son œuvre « française », Le secret de la chambre noire,  qui montrait de belles qualités malgré les critiques mitigées. Un nouvel opus réputé étrange est déjà sorti, Avant que nous disparaissions, qu’on a hâte de découvrir. Le japonais est un fascinant créateur d’atmosphères angoissantes. Il est capable de rendre effrayants une porte qui s’ouvre ou un courant d’air !

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  • Jeune femme (Léonor Séraille)

    Bien que ce premier film de Léonor Séraille ait reçu la Caméra d’or à Cannes, ses premières minutes m’ont fait craindre le pire. Paula est à cran, elle ne peut plus rentrer dans le grand appartement de son (ex ?) copain photographe Joachim. Elle se retrouve avec le chat du type et ne sait où aller. On regarde Laetitia Dosch s’emporter et on craint de tomber sur un de ces films français à l’économie, au scénario bancal mais plein d’éclats à même de révéler une actrice en devenir. Judith Godrèche a eu La désenchantée, Lola Créton En ville, on pense au sketch des Inconnus sur les révélations féminines aux Césars, caricaturant des interprétations à fleur de peau (« je veux bien un enfant qui te ressemble mais pas de toiiii ! »), posées sur la trame éculée du conflit amoureux et de la séparation.

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  • Black panther (Ryan Coogler)

    Je dois à la franchise Marvel l’un de mes pires moments de cinéma récent. On y va pour faire plaisir à quelqu’un, ne pas toujours imposer ses (bons) goûts et on s’en mord les doigts. Age of Ultron, mon dieu ! Un gloubiboulga ultra-numérisé, saturé de dialogues abscons, une véritable horreur qui m’a vacciné pour longtemps contre les films de super-héros. A côté, l’affreuse série des Transformers, c’est fin comme du Claude Sautet ! A chaque fois que passe un Iron man ou un Thor à la TV, c’est devenu un réflexe pavlovien, je zappe. Pas facile, surtout quand un petit garçon rôde, avide de ce genre de films… à huit ans, j’avais bien adoré Rocky IV, ça peut s’arranger avec les années !

    Black panther sur ce blog, après ce que je viens de dire (Marvel, le numérique etc.), il faut assumer. Après tout, le plaisir de cinéma peut passer par ce type de film, d’autant que celui de Ryan Coogler, réalisateur de Creed, n’est pas dénué de fond. De nombreux articles soulignent son contenu politique et la révolution qu’il opère dans les représentations mythologiques. Inutile de pouffer : ce film est un divertissement classique et efficace et oui il est rempli d’éléments intéressants sur les plans politiques et culturels.

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