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ryan gosling

  • First man (Damien Chazelle)

    Le cinéma de Damien Chazelle, cela se confirme film après film, est animé de sentiments amers. Pas de réussite sans souffrance, pas d’atteinte du but qu’on se donne sans sacrifice du bonheur. Qu’est-ce que Whiplash sinon l’apprentissage artistique vécu comme une compétition virile cruelle ? Qu’est-ce que le survendu La La Land (titre trompeur) si ce n’est le constat que l’amour à Hollywood ne résiste pas aux choix de carrière ? First man qui décrit l’épopée héroïque du premier homme sur la Lune, est d’une tristesse inattendue. Situé dans les années 60, le film raconte comment Neil Armstrong (Ryan Gosling) prépare la conquête spatiale tout en vivant le deuil de sa fille Karen. Alors que le film devait être un hymne positif à la volonté et au dépassement, il jette un voile gris sur une aventure humaine qui n’en demeure pas moins admirable.

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  • Song to song (Malick)

    “We thought we could just roll and tumble, live from song to song, kiss to kiss. “ (Nous pensions que nous pouvions dériver, vivre d’une chanson à l’autre, d’un baiser à l’autre). Song to song de Terrence Malick est tout entier contenu dans ces pensées de Faye (Rooney Mara). Le film vacille entre l’extase amoureuse, ce fameux « sentiment océanique » et la souffrance intérieure de ses personnages. Ils aspirent à une vie éternellement insouciante mais ils sont soumis au chaos des sentiments et à leurs propres insuffisances. La forme liquide du film imprime donc un rythme de flux et de reflux du bonheur. La caméra tangue et le montage crée un torrent continu d’images et d’impressions. Pour apprécier à minima le film, le spectateur doit se laisser submerger par le flot lyrique des voix intérieures. Mais l’effort est pénible car ce style torrentiel est appuyé et étouffant.

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  • La la Land (Chazelle): belle carte de visite

    La la Land de Damien Chazelle fait l’objet d’une campagne de marketing rarement vue depuis des mois. Par affiches interposées, nominations pléthoriques aux oscars, critiques presse élogieuses, ce film nous est vendu comme un événement majeur du septième art. Je vois dans ce déluge promotionnel le même phénomène que pour the Artist en 2011. Alors que le film de Michel Hazanavicius était un hommage appuyé à la grande époque du muet, celui-ci célèbre un autre passé prestigieux, celui du technicolor. Il cite Minelli (Un américain à Paris), Stanley Donen (Chantons sous la pluie) et Nicholas Ray (La fureur de vivre). Et quand un réalisateur, sans doute malin, rend hommage au passé glorieux d’Hollywood, Hollywood aime beaucoup !

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