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adam driver

  • Silence (Scorsese): pesant et aride

    Après la débauche flamboyante du Loup de Wall Street, Silence de Martin Scorsese est un film frustrant pour qui aime le réalisateur. C’est le plus austère et inhibé de sa filmographie, sur un sujet, la foi, qui n’est pas des plus faciles à mettre en image.

    Au 17ème siècle, les chrétiens sont persécutés par les autorités japonaises. On supplicie des fidèles et leurs prêtres missionnaires pour qu’ils abjurent leur foi. Le père Ferreira (Liam Neeson), soumis à cette inquisition, ne donne plus de nouvelles au point d’être suspecté d’avoir renoncé. Les pères Garupe (Adam Driver) et Rodrigues (Andrew Garfield), anciens élèves de Ferreira, décident de partir au Japon, poursuivre le travail de mission et retrouver leur maître. Arrivés sur l’archipel, en pleine persécution, ils endurent à leur tour la traque des autorités et les épreuves pour ne pas renoncer à leur foi.

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  • Paterson (Jarmusch), portrait d'un chauffeur de bus en poète

    Paterson de Jim Jarmush se meut tranquillement. Paterson (Adam Driver) se réveille enlacé à Laura, sa fiancée (Golshifteh Farahani) et commence sa journée de chauffeur de bus dans la ville de… Paterson (New Jersey). Lundi, mardi, mercredi… Les jours seraient identiques s’il n’y avait cette musique intérieure du personnage de Paterson, qui est poète. Adam Driver le joue réservé et peu charismatique. Mais est-il besoin de figurer un être flamboyant pour faire un poète ? Non nous répond Jarmush. Il suffit de le montrer immergé dans les détails du quotidien, dans les conversations, dans les paysages, dans les motifs qui se répètent et viennent à sa conscience. Le poète capte quelque chose dans quelque chose. Une boîte d’allumettes examinée au petit déjeuner le ramène au feu de ses sentiments pour sa bien-aimée.  Un mot de Laura qui a rêvé de jumeaux et les figures gémellaires se multiplient dans le quotidien. Pas besoin d’être un génie de la rime, à la Victor Hugo, pour être un poète. D’ailleurs Paterson n’aime pas rimer. Jarmush l’associe à la figure de William Carlos Williams, célèbre poète « local » privilégiant le prosaïque, qui a écrit un poème intitulé Paterson. Il le situe aussi du côté du haïku, poème simple basé sur l'observation du quotidien.

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