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xavier giannoli

  • Les rayons et les ombres (Xavier Giannoli)

    Après avoir vu ce film, je me suis demandé quelles étaient les directives que Xavier Giannoli avait pu donner à Jean Dujardin afin d’interpréter Jean Luchaire, patron de presse collaborationniste fusillé pendant l’Epuration. Même si Dujardin n’est plus depuis longtemps un pur acteur de comédie, déployant imbécillité et énergie comique, je l’ai trouvé étonnamment éteint, indifférent et résigné dans sa façon d’incarner Luchaire. Il m’a paru au diapason du film, notamment sa première moitié dans laquelle la photographie entre beige et gris donne un teint vitreux et triste aux personnages. C’est sa fille Corinne (Nastya Golubeva Carax) qui raconte leur histoire, depuis les rassemblements de militants pacifistes des années 20 jusqu’à la fuite à Sigmaringen mais Luchaire-Dujardin semble traverser cette époque tragique avec indifférence et cynisme, sans qu’on le voie tiraillé par sa conscience, habité par le doute ou éventuellement transformé par le fanatisme. Son jeu et son visage demeurent lointains et énigmatiques, sauf quand on s’en prend à sa fille.

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  • Illusions perdues (Xavier Giannoli)

    Du roman de Balzac, lu avec passion il y a plus de 20 ans mais pas relu depuis, je n’avais plus en tête qu’une vague trame de souvenirs. Illusions perdues avait été pour moi une révélation du génie de cet écrivain et le film de Giannoli a réveillé des souvenirs… dont beaucoup ne sont pas à l’écran ! Une œuvre de cinéma n’a pas à être complètement fidèle à une œuvre littéraire, ça n’aurait aucun sens. Même si l’adaptation qu’en ont fait le cinéaste et son scénariste Jacques Fieschi, m’a déçu par certains aspects, j’admets qu’on en retire un point de vue précis et particulièrement acerbe. Illusions perdues est un film sur une société impitoyable, celle de la Restauration, dont on devine par moult clins d’œil qu’il fait référence à notre époque.

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