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august diehl

  • Les rayons et les ombres (Xavier Giannoli)

    Après avoir vu ce film, je me suis demandé quelles étaient les directives que Xavier Giannoli avait pu donner à Jean Dujardin afin d’interpréter Jean Luchaire, patron de presse collaborationniste fusillé pendant l’Epuration. Même si Dujardin n’est plus depuis longtemps un pur acteur de comédie, déployant imbécillité et énergie comique, je l’ai trouvé étonnamment éteint, indifférent et résigné dans sa façon d’incarner Luchaire. Il m’a paru au diapason du film, notamment sa première moitié dans laquelle la photographie entre beige et gris donne un teint vitreux et triste aux personnages. C’est sa fille Corinne (Nastya Golubeva Carax) qui raconte leur histoire, depuis les rassemblements de militants pacifistes des années 20 jusqu’à la fuite à Sigmaringen mais Luchaire-Dujardin semble traverser cette époque tragique avec indifférence et cynisme, sans qu’on le voie tiraillé par sa conscience, habité par le doute ou éventuellement transformé par le fanatisme. Son jeu et son visage demeurent lointains et énigmatiques, sauf quand on s’en prend à sa fille.

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  • Une vie cachée (Terrence Malick)

    Grâce à Terrence Malick, on découvre ce paysan autrichien du nom de Franz Jägerstätter dont on ignorait la canonisation en 2007 par le pape Benoit XVI. Il avait refusé de porter les armes pour le Reich, il fut jugé puis exécuté par le régime nazi en 1943. Jägerstätter est donc aujourd’hui révéré comme saint et martyr. Saint comme un homme d’une vertu irréprochable, conforme à la religion catholique. Martyr comme une personne ayant refusé d’abjurer sa foi. Le film est fidèle à ces deux définitions et exclut toute forme de distanciation ou de critique. Malick filme son scénario au premier degré et met son talent de formaliste au service d’une vie de saint, avec toute le caractère édifiant - certains diront pesant - que cela peut avoir.

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  • Le jeune Karl Marx (Raoul Peck)

    Le jeune Karl Marx de Raoul Peck, j’aurais aimé le porter aux nues. Parce que son film précédent, I am not your negro est un documentaire stimulant sur la question raciale aux Etats-Unis. Parce que l’Ecole du pouvoir, téléfilm sur l’ENA, est remarquable.

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