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marty supreme

  • Marty Supreme (Joshua Safdie)

    Les frères Safdie sont-ils attirés par les personnages qui ne parviennent pas à se fixer de limites? Il semble que oui. Avant Marty Supreme, on peut regarder sur Netflix Uncut gems, l’histoire d’un bijoutier new-yorkais addict aux paris, interprété par Adam Sandler. L’histoire est une succession frénétique de péripéties menant le personnage au désastre. Sur 2h30, on retrouve dans Marty Supreme cette même impression de course d’obstacle permanente, ce jeu du chat et de la souris qui ne s’épuise jamais, hormis dans les dernières minutes car il faut bien qu’il y ait une fin. Marty Mauser (Timothée Chalamet) ne souffre pas d’addiction ni d’une névrose autodestructrice qui le rapprocherait d’un personnage à la Scorsese. Il n’y a pas en lui de gouffre mortifère. Non, ce jeune homme juif élevé par sa mère désire être le meilleur en ping pong, sport peu reconnu aux Etats-Unis à l’époque. Doté d’un redoutable tempérament de vendeur, d’un culot et d’une confiance en soi inoxydable, il pourrait réussir dans les affaires mais il veut être le champion reconnu de son sport. Le film se regarde comme une compétition échevelée dans laquelle Marty enchaîne les épreuves personnelles comme autant de matchs à gagner. Il a un objectif en tête qui sera un fil conducteur de l’intrigue : pouvoir trouver l’argent pour participer aux mondiaux de tennis de table au Japon.

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